Sport et Société Québec, un site consacré à l'histoire du sport au Québec

lundi 8 juin 2009

TD Bouchard

Bonjour à tous,

Télesphore-Damien Bouchard, député provincial de Saint-Hyacinthe achète une vaste étendue de terre en 1911 à Saint-Hyacinthe. À partir de ce moment, il aménage un Parc où il y aura du baseball, des courses de chevaux, des vues animées, des manèges, des cirques et j'en passe.


Lisez la suite de mon deuxième article sur Le Parc Laframboise dans le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe.




Photo: En-tête de lettre de l'American Amusement. Photo Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe

dimanche 7 juin 2009

Bertrand Godin

Bonjour à tous,
Le 14 juin 1997, Bertrand Godin remportait le Grand Prix de Montréal de Formule Atlantique. À cette époque je recueillais ses propos pour les publier sur son site internet.
Bravo pour cette belle victoire qui reste gravée dans la mémoire des Québécois.

En guise d'amitié, voici Bertrand, ce que tu avais à nous dire il y a douze ans!



UN SCÉNARIO RÊVÉ

À mon arrivée sur le circuit Gilles-Villeneuve, j'étais loin de me douter de vivre une fin de semaine aussi satisfaisante. Malgré le bon travail effectué par toute l'équipe Player's lors d'essais privés, il y avait la hantise d'apprendre un nouveau tracé, et nous étions conscients que d'autres équipes possédaient déjà les réglages nécessaires à la voiture. Le jeudi, en compagnie de Richard Spénard, j'ai marché sur la piste afin de repérer certaines petites tactiques qui pourraient être efficaces.

La journée du vendredi s'est très bien déroulée. Lors de la séance d'essai, une grosse surprise nous attendait, car j'étais plus rapide de 7/10 de sec. que le deuxième concurrent. La voiture n'était pas parfaite et des réglages ont été effectués dans le bon sens. Nous avions une petite interrogation, car le ciel était menaçant; la pluie allait-elle tomber pour la qualification?
Heureusement, tel n'a pas été le cas et, le couteau entre les dents, j'ai foncé sur la piste. Mon ingénieur, Kelly Lowan, me disait que j'étais le premier, mais je continuais à pousser la voiture à fond. Un moment donné, j'ai même effectué un tête-à-queue. Lors de cette séance, j'ai battu le record du tour détenu par Patrick Carpentier et le temps réalisé m'a permis d'obtenir la pôle position. C'est plaisant de gagner une course, mais obtenir la position de tête est spécial, car ça représente la vitesse pure : vous êtes le plus rapide de tous.

Le samedi, lorsque le vert a été donné, je voulais garder la tête et distancer les autres pilotes. Malheureusement, j'ai relâché la puissance un peu trop brutalement, ce qui a provoqué le patinage des roues arrières. Je me suis donc retrouvé en troisième position peu après le départ. Lors du premier tour, j'ai observé le comportement de la voiture. Rapidement, j'ai doublé le deuxième concurrent, puis je me suis mesuré avec le premier pour revenir en tête. Au fil des tours, j'ai pris une avance de près de dix secondes sur mon plus proche rival. Dix tours avant la fin de l'épreuve, les lumières de pression d'huile, de température d'eau et d'huile se sont allumées. Un rapide coup d'œil sur les cadrans m'indiquait que l'alarme était réelle. J'ai alors diminué un peu le rythme afin de ménager la voiture. La course s'est bien déroulée, et le travail des signaleurs a été impeccable, car ils avertissaient très tôt les retardataires de ma présence derrière eux. Finalement, mon ingénieur ne m'a pas signalé le dernier tour. Lors de mon arrivée à l'épingle du pont Jacques-Cartier, j'ai aperçu les milliers de spectateurs se lever d'un bond; j'ai alors réalisé que c'était le dernier tour. À la fin de la course, j'avais vécu le scénario rêvé.

À Montréal, la course était aussi importante que toutes les autres. Ce qui était vraiment spécial, venait de la présence de la foule, tous ces gens qui font que vous êtes assis au volant de ce bolide. Obtenir la pôle et remporter l'épreuve était ma façon de vous remercier...
À la prochaine Bert !