Édouard Fabre est le premier Canadien-français à s’illustrer en course à pied. Il commence sa carrière en 1904. En hiver, il demeure actif en participant à des compétitions en raquettes. En 1908, Fabre rejoint les rangs de l’Association athlétique d’amateurs nationale la plus importante organisation de sport amateur chez les francophones. Sous les couleurs du National, Fabre ne parvient pas à se démarquer, mais il progresse en terminant régulièrement parmi les premiers.

À compter de 1910, avec plus de six ans de compétition, il commence à aligner victoire sur victoire en été comme en hiver. On le reconnaît dès lors comme un athlète de talent promis à un grand avenir. En 1912, il soulève la fierté des Canadiens français alors qu’il prend part marathon olympique de Stockholm où il termine en onzième position.
À sa cinquième tentative, en 1915, il remporte le marathon de Boston. Cet exploit, suivi par une autre victoire au marathon de San Francisco quelques mois plus tard, confirmera sa place parmi les plus grands athlètes du Québec et du Canada.
C’est en 1930, à l’âge de 44 ans, qu’il réalisa son plus haut fait d’armes. Il remporte alors une course de 300 kilomètres en raquettes parcourue en six étapes de Québec à Montréal. Lors de la dernière étape, plus de 75 000 personnes, amassées entre la ville de l’Assomption et le Forum de Montréal, acclameront le valeureux raquetteur.
À son décès le 1er juillet 1939, le Québec perd un de ses fleurons les plus glorieux. Édouard Fabre est intronisé au Temple de la renommée des sports canadiens en 1955.




