samedi 13 avril 2013

Jackie Robinson

En complément à la sortie du film 42, retraçant la carrière du joueur de baseball Jackie Robinson, Sport et Société vous présente quelques éphémérides concernant cet athlète qui a marqué l'histoire du sport à Montréal.

Par Patrick Carpentier, rédacteur en cher du cahier d'histoire Le baseball au Québec, à travers les époques, d'une contrée à l'autre.
  • Jack Roosevelt Robinson nait à Cairo en Georgie le 31 janvier 1919. Il est nommé en l’honneur du président Theodore Roosevelt, décédé un mois avant sa naissance.
  •  Il étudie à l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA) où il excelle au baseball, au football, au basketball et en athlétisme.
  • Fait son service militaire à partir de 1942 à Fort Riley au Kansas et y rencontre le boxeur Joe Louis. Ils demeurent amis toutes leurs vies durant.
  • Signe en 1945 avec les Monarchs de Kansas City dans les Negro Leagues pour un salaire de 400$ pas mois.
  • Après l’avoir vu jouer à Kansas City, le directeur gérant des Dodgers de Brooklyn Branch Rickey lui offre un contrat de 600$ par mois avec les Royaux de Montréal. Il signe le 23 octobre 1945 en présence de Rickey et de nombreux journalistes montréalais.
  • Épouse Rachel Isum, une infirmière, le 10 février 1946 à Los Angeles.
  • Joue sa première partie avec les Royaux à Jersey City le 18 avril 1946. Son premier coup sûr de la partie est un circuit de trois points en troisième manche. Il termine la rencontre avec 4 coups sûrs en cinq apparitions au bâton.
  • Avec les Royaux il joue avec deux joueurs québécois, Stanislas Bréard et Jean-Pierre Roy.
  • À Montréal, le couple Robinson habite un appartement du quartier Villeray de Montréal situé au 8232 avenue de Gaspé.
  • Termine la saison en tête de la ligue pour la moyenne au bâton (.349) et les points comptés (113).
  • Aide les Royaux à remporter la petite série mondiale en 6 parties contre les Colonels de Louisville en frappant le point produit gagnant lors de la quatrième partie et en comptant le point victorieux lors de la cinquième.
  • Il est promu avec les Dodgers au printemps de 1947 et joue sa première partie dans le baseball majeur le 15 avril. Il devient le premier noir à jouer dans les grandes ligues depuis Fleet Walker en 1884. Il obtient un but sur balles et compte un point.

  • Termine la saison 1947 avec une moyenne de .297, 125 points comptés et 29 buts volés, un sommet dans la ligue. On lui décerne le titre de recrue de l’année, un trophée qui porte maintenant son nom.
  • Le 29 août 1948 il frappe un carrousel dans une victoire de 12 à 7 des Dodgers sur les Cards de Saint-Louis.
  • En 1949, il est nommé joueur le plus utile de la Ligue nationale remportant le championnat des frappeurs avec une moyenne de .342 et 124 points produits. 
  • En 1950, il gagne 30,000$ par année, le plus haut salarié chez les Dodgers.
  • En 1953, alors âgé de 34 ans, il laisse sa place de deuxième-but régulier des Dodgers à Jim Gilliam, un joueur noir lui aussi développé chez les Royaux.
  • Il joue dix saisons avec les Dodgers et les aide à participer à six séries mondiales. Leur seule victoire fut en 1955 contre les Yankees.
  • Il annonce sa retraite du baseball le 5 janvier 1957. Il avait joué sa dernière partie le 30 septembre 1956.
  • Intronisé au temple de la renommée du baseball à Cooperstown en 1962, sa première année d’éligibilité.
  • Il décède le 24 octobre 1972 des suites d’un infarctus. Il souffrait du diabète depuis une vingtaine d’années.
  • Le 15 avril 1997, le numéro 42 qu’il portait avec les Dodgers fur retiré à travers le baseball majeur.


vendredi 29 mars 2013

La fameuse "Heartbreak Hill" du marathon de Boston

Par Paul Foisy

Sur le parcours du marathon de Boston, les coureurs appréhendent la fameuse
« Heartbreak Hill », une côte située entre le 20e et le 21e mille. Cette côte vient à bout des coureurs les plus coriaces puisqu’elle demeure la dernière et la plus escarpée des collines de Newton. Elle se situe un peu après le 30e kilomètre, là où les coureurs redoutent le terrible mur.

Mais le surnom de « Heartbreak Hill » tire son origine d’une histoire savoureuse qui n’est pas en lien avec le mur.

Gérard Côté était présent 


Il y a 75 ans, en 1936, un événement historique survient sur le parcours de ce 40e marathon de Boston. Cette année-là, Gérard Côté en était à sa première participation à cette grande classique annuelle. Bien qu’il ait terminé en 23e position, l’incident qui est à l’origine du fameux surnom met en vedette deux coureurs qui seront de redoutables adversaires du Québécois.

John Kelley et Ellison « Tarzan » Brown sont les deux coureurs impliqués dans cette histoire. Pour nos amis américains, le nom de Johnny Kelley est équivalent à celui de Gérard Côté au Québec. Il a connu une grande carrière et il est vainqueur de Boston en 1935 et 1945. Pour les organisateurs du marathon de Boston, il demeure un modèle, puisqu’il a couru son 61e marathon de Boston à l’âge de 84 ans! Ellison « Tarzan » Brown est également un athlète talentueux. C’est un Américain d’origine autochtone de la tribu des Narragansett du Rhode Island. Brown est également champion de Boston en 1936 et 1939. Mais revenons à 1936.

Bang, il est parti!

Dès le son du fusil, Brown part comme une fusée! Kelly, le champion en titre, observe ce jeune téméraire et se dit qu’il faudra user de patience pour venir à bout de ce coureur. À chaque point de passage, Brown brûle le record du parcours. Il est très rapide. Tant et si bien qu’il se forge une respectable avance de plus d’un kilomètre sur ses opposants.

Au 25e kilomètre, alors qu’il aborde les collines de Newton, Brown paye le prix de son audace et doit ralentir la cadence. Kelley est à l’arrière et il se sent bien. Son objectif est en vue. Il accélère. Pas à pas, il se rapproche de Brown. Le champion en titre bataille ferme dans les côtes pour parvenir à rejoindre le leader.

Sur le parcours, des officiels, des accompagnateurs et des journalistes suivent les péripéties de la course à bord d’automobiles. Jerry Nason du Boston Globe est témoin de la remontée de Kelley. Il sera le troisième acteur de l’histoire.

Tranquillement Kelley remonte sur le meneur. Un peu avant la fin de la montée de la dernière côte, il rejoint Brown. Satisfait, il le dépasse en lui donnant une petite tape sur l’épaule comme s’il lui disait : « Bien essayé le jeune, mais je prends les commandes à partir de maintenant! » HUM… Kelley regrettera ce geste toute sa vie.
En effet, en le dépassant et en lui donnant cette petite tape, Kelley à littéralement fouetté l’orgueil de Brown. Revoilà Tarzan reparti comme une fusée. Il suit Kelley pas à pas dans la descente. Puis, il le dépasse et reprend les commandes de la course. Salut champion, on se reverra à l’arrivée! Kelley, épuisé par les efforts consacrés à remonter le leader dans les côtes de Newton est fini.


Brown remporte le marathon dans un temps de 2 h. 33 min. 40s tandis que Kelley terminera bon cinquième avec plus de cinq minutes de retard sur le vainqueur.
Un peu plus tard, le journaliste Jerry Nason commentera l’incident et le geste inopportun.

Le surnom de « Heartbreak Hill » fera époque et entrera dans l’histoire du plus vieux marathon au monde. Pauvre Johnny, il en a eu le cœur brisé!


Vous retrouvez Kelley, Brown et d’autres personnages dans le cahier d’histoire Gérard Côté, le plus grand marathonien au Canada.

dimanche 24 mars 2013

Bonjours à tous,

Quelques nouvelles de Sport et Société et de son réseau de collaborateurs.

D'abord, nous aimerions féliciter Michel Nareau qui s'est mérité le prix du Canada en sciences humaines pour son essai Double jeu: Baseball et littératures américaines, publié par Le Quartanier. 

Michel Nareau est professeur adjoint au Département d’études françaises du Collège militaire royal du Canada à Kingston, où il enseigne la littérature québécoise. Il travaille sur le comparatisme interaméricain, la représentation du sport dans la littérature, les transferts culturels et les revues.

Sur sportetsociete.com, Michel a publié La lutte et Golden Gloves, des classiques québécois.
Michel a également rédigé un texte à paraître dans Les Cahiers d'histoire de Sport et Société sur la prise en charge culturelle du baseball. Ce cahier sera bientôt disponible.

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L'historien Serge Gaudreau, un des plus vieux collaborateurs de Sport et Société, nous propose un nouveau texte sur la lutte professionnelle au début du XXe siècle. Un texte qui met en lumière les soirées de lutte au parc Sohmer. À la lecture du texte, vous verrez que le cirque médiatique entourant le combat de boxe entre Jean Pascal et Lucian Bute ne date pas d'aujourd'hui.
 
Les soirées musclées au parc Sohmer, par Serge Gaudreau.
 
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Notre ami l'historien Gilles Janson donnera une conférence sur les femmes et le sport au Québec à la Société d'histoire Beloeil Mont-Saint-Hilaire. L'événement aura lieu lundi le 25 mars au local de la Société d'histoire. Sport et Société y sera et vous livrera un compte rendu de l'événement.
 
Rappelons que Gilles Janson a publié sur sportetsociete.com des textes sur la Palestre nationale.
 
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Enfin, nous avons le privilège de vous annoncer que le quatrième Cahier d'histoire de Sport et Société sera disponible au début du mois de mai 2013. Le sujet de ce cahier dont le rédacteur en chef est Patrick Carpentier est l'histoire du baseball au Québec. Ce cahier regroupe pas moins de 9 collaborateurs de Sport et Société. Un document unique qui mettra en lumière le baseball au Québec, à travers les époques d'une contrée à l'autre. Plus de détails dans quelques jours!
 
 
 
Sport et Société, un endroit de collaboration, dédié à découvrir et faire connaître l'histoire du sport au Québec.