mardi 20 octobre 2009

Bonjour à tous,

Comme vous le savez sans doute, Bob Sirois, un ancien joueur des Flyers de Philadelphie et des Capitals de Washington lançait, lundi dernier, un livre intitulé Le Québec mis en échec: la discrimintation envers les Québécois dans la LNH.


Inutile de vous dire que ce sujet, fort brulant, a été examiné sous tous ses angles depuis la fondation des Canadiens en 1909. D’ailleurs, à l’aube des Jeux olympiques de 1936, le journaliste Charles Mayer posait la question suivante: Pourquoi il n’y a pas de C.-F. sur le club olympique? Mais cela est une autre histoire et restons avec la Ligue nationale de hockey. pour le moment.


Bien que je me propose d’acheter et de lire avec attention le livre de Bob Sirois, j’aimerais vous indiquez que le magazine L’Actualité publie aujourd’hui une bonne entrevue avec l’auteur.

Alors pour en savoir un peu plus à propos du travail de Bob Sirois, je vous invite à visiter le site de L’Actualité en cliquant ici.

samedi 17 octobre 2009

L’engouement olympique auprès des enfants

Bonjour à tous,

Dans la région de Saint-Hyacinthe, la Commission scolaire fait vivre une expérience tout à fait enrichissante à ses élèves. Cette expérience se traduit par le relais d’un flambeau entre les différentes écoles de la Commission scolaire. Voulant reproduire le parcours du flambeau olympique à plus petite échelle, les initiateurs du projet désirent rassembler toutes les écoles autour d’un projet commun, mais veulent également promouvoir certaines valeurs comme l’endurance, l’effort et la persévérance.

Pour ce faire, chaque école représente une ville qui a été l’hôte des Jeux olympiques d’hiver. Ainsi, à l’intérieur de chaque établissement, les professeurs peuvent exploiter la thématique reliée autour de la ville, du pays et des sports d’hiver pratiqué aux Jeux olympiques. Voilà une façon très originale d’exploiter l’histoire du sport à des fins pédagogiques. Cette activité tenue sous le thème - Le courage de se dépasser - a débuté le 21 septembre et se poursuit jusqu’au 27 octobre.



Ainsi, lorsque le flambeau quitte une école, cela se fait avec un certain protocole. Des adultes accompagnent les enfants qui courent vers le prochain établissement afin que s’effectue le relais. Si le trajet est trop long, on monte à bord d’un autobus et tout le groupe descend afin de parcourir, en joggant, le dernier 1500 mètres. Les relayeurs sont attendus en grandes pompes par les élèves, des parents et des accompagnateurs. Lors de chaque relais, M. Normand Ménard, éducateur physique à la retraite, s’adresse aux jeunes pour les inciter à se dépasser. Il met en lumière son expérience de plus de 40 ans en course à pied et d’entraîneur en haltérophilie. À cet effet, il faut mentionner que M. Ménard a été entraîneur de l’équipe canadienne d’haltérophilie aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.

Le point culminant de l’événement se déroula le 3 novembre alors que le Club athlétique de Saint-Hyacinthe organise une course cross country pour tous les élèves de la Commission scolaire.

Bravo à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe pour cette magnifique initiative. Vous pouvez consulter le site internet de l’événement (tous les relais sont présentés en vidéo) à l’adresse suivante :


Photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe

En référence:  http://www.lecourrier.qc.ca/nouvelle/13452/

mercredi 14 octobre 2009

In memoriam: les courses de chevaux (1764-2009)

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, le 14 octobre 2009 est une date historique que l’on doit retenir. C’est en effet aujourd’hui que l’on peut affirmer – sans se tromper – que les courses de chevaux, le plus vieux sport pratiqué au Québec, est bel et bien mort et enterré. Cela survient alors que la société Attractions Hippiques, qui était en restructuration depuis plus d’un an, cesse ses activités et dépose un avis d’intention de soumettre une proposition conformément à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Dans le Québec d’autrefois, bien avant la naissance de moyens de transport rapides et confortables, la place occupée par les chevaux dans la vie quotidienne est considérable. Bien au-delà de ses fonctions utilitaires, le cheval devient sujet de fierté pour l’habitant qui se targue de posséder la plus fringante monture.



C’est l’époque des courses traditionnelles, exécutées spontanément au fil des déplacements : il est alors d’usage de demander poliment le passage. Si le voyeur pressé omet d’en faire la demande, une course folle s’ensuit afin de satisfaire l’orgueil des deux conducteurs. Il faut voir dans ce trait psychologique profond, une des raisons qui explique le formidable développement des courses sportives au sein de la société canadienne au XIXe siècle.

À leur arrivée au Canada après la conquête, les Anglais reproduisent leur mode de vie et leur culture dont fait partie le sport. Les courses de chevaux, largement répandues au sein de la bourgeoisie anglaise, deviennent l’un des premiers sports pratiqués par les Canadiens français.

D’origine britannique, le sport des rois apparaît dans la ville de Québec en 1764. Vers la fin des années 1820, des courses de chevaux sont également organisées à Montréal. Par la suite, le développement et la diffusion de cette pratique sportive s’accentuent autour des localités de Québec, Montréal et Saint-Hyacinthe. « Entre les années 1850 et 1870, c’est la petite ville de Saint-Hyacinthe qui est la préférée des turfmen » affirme l’historien du sport Donald Guay. Le patronage des élites et le développement des moyens de communication font en sorte que le phénomène devient très répandu.

Cette grande popularité tient au fait que les courses sont autant d’occasions de paris et d’amusement pour une communauté en mal de divertissements. Par exemple, à Saint-Hyacinthe, Maurice Laframboise, qui est responsable des intérêts de la Seigneurie Dessaulles, aménage un rond de course sur ses terres en 1847. Quelques années plus tard, en 1857 et en 1860, il obtient du Gouverneur Général la tenue du Queen’s Plate, l’épreuve la plus prestigieuse du Dominion ! Lors de ces événements de courses, des grandes foules se déplacent vers Saint-Hyacinthe et les compagnies ferroviaires organisent même des trains spéciaux.

Qu’elles soient pratiquées sur la glace ou sur les pistes des hippodromes, ces manifestations apportent certains désordres. À l’occasion, elles exacerbent les tensions ethniques, mais elles amènent également des problèmes moraux liés aux paris et à la boisson.

Malgré tout, les courses de chevaux demeurent le premier véritable spectacle sportif.

Il est aujourd’hui disparu de la carte au Québec.

mercredi 7 octobre 2009

Les chandails retirés des Canadiens doivent-ils redescendre?

Bonjour à tous,

J’ai une bonne question pour vous aujourd’hui et j’espère que vous serez nombreux à y répondre. Je m’explique.

En kiosque présentement, le numéro d’octobre du magazine Québec Science consacre un bon dossier aux Canadiens de Montréal. À la Une, on indique « Comment les Canadiens peuvent gagner la coupe Stanley ». Plusieurs articles complètent le dossier : La recette de la victoire, Super héros en patins, La science de l’attaque et Y en aura pas de facile!



Dans le texte La recette de la victoire, Noémi Mercier relate que selon le psychologue Marc Doucet, la glorification des héros d’antan étouffe la jeune génération de joueurs. « Inconsciemment, c’est comme si on leur interdisait de dépasser leurs aînés. Le rituel du retrait des chandails le confirme : on a plus le droit de porter le numéro neuf de Maurice Richard. Ça ressemble étrangement au complexe d’Œdipe, en psychanalyse : prendre la place du père tout-puissant, c’est le tabou ultime », affirme le psychologue. La journaliste poursuit en écrivant que Marc Doucet « rêve du jour où les 15 maillots suspendus au plafond du Centre Bell, redescendront sur la glace, parmi les communs des mortels. »

Cette affirmation porte à réfléchir. En tant que chercheur en histoire du sport, je tente depuis nombre d’années de faire connaître une facette de l’histoire du Québec par le biais du sport. Je crois que l’histoire du sport, c’est beaucoup plus que des chandails retirés ou des exploits peu communs comme une partie de cinq buts ou une course exceptionnelle aux 100 mètres. L’histoire nous permet de découvrir et comprendre les contextes qui permettent la réalisation de tels exploits et l’émerge des héros. Ceux-ci deviennent alors des exemples à suivre pour ceux qui les suivront.

Mais je vous le demande : afin que les joueurs des Canadiens performent mieux sur la glace, doit-on redescendre les maillots retirés et les remettre en circulation?